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Articles critiques
DalMolin, Eliane. « Contemporary French Fiction in and Out of Screens ». Studies in the 20th and 21st Century Literature, vol. 36, no. 1, 2012, pp. 151-163.
S’intéressant aux effets de l’interdépendance voyeuriste des caméras, des êtres humains et la réalité banale de ceux-ci, DalMolin manifeste que la télévision pose une forte influence sur la littérature française contemporaine. L’analyse compare la manière dont certains auteurs traitent la télévision en tant qu’objet, notamment Chloé Delaume, Amélie Nothomb et Jean-Philippe Toussaint. Selon DalMolin, J’habite dans la télévision fait preuve d’un renouvellement des formes de l’esthétique littéraire, ainsi qu’une transformation du roman en genre hybride : la téléréalité affecte le style et la composition par le biais d’une intrigue fragmentée et un style rédactionnel rénové.
Deneault, Marjolaine. « Voyage au cœur du labyrinthe textuel de J’habite dans la télévision : mémoire, musement et résistance dans l’écriture autofictionnelle de Chloé Delaume ». Postures, n°20, 2014.
Selon Dumont, J’habite dans la télévision, en vue du mélange essai-fiction-autofiction, est classifié en tant qu’une « sociofiction ». Delaume, militante du récit fragmentaire, découvre les formes sous lesquelles le moi peut se projeter dans la fiction, sachant que le moi fictif permet l’auteure-narratrice de décrire le moi social. J’habite dans la télévision est l’ensemble des fictions-vérités et des docu-fictions. Tenant compte de l’approche quasi-ethnographique de ce roman, Dumont souligne l’essentiel de cette écriture delaumienne : le dépouillement de toute indépendance psychologique en présence de la télévision.
Gervais, Bertrand. « L’entité sentinelle Chloé Delaume ». Salon double, 3 mars 2009.
Alors que Corpus Simsi et La dernière fille avant la guerre envisagent le dédoublement de l’auteure-narratrice, ceci n’est pas le cas dans J’habite dans la télévision. Suite à la déclaration d’Éric Le Lay du concept du neuromarketing, Delaume entreprend ce roman comme une « dissolution de soi » selon Gervais. Ce dernier rappelle que la soumission de l’autrice-narratrice est toutefois un avertissement pour tout lecteur.trice des conséquences futiles de la télévision.
Leblanc, Virginie. « Chloé Delaume : un corpus pour exister ». La Cause du Désir, vol. 201 4/2, no. 87, pp. 57-62.
Leblanc examine la manière dont Chloé Delaume construit son propre corps à travers son autofiction. Cette dernière “embarque […] le lecteur sur un chemin éminemment politique, loin de toutes les normes dans lesquelles les corps contemporains devraient se tenir”. Delaume se sert de son corps comme un outil d’expérimentation littéraire en écrivant Corpus Simsi et J’habite dans la télévision. D’après Leblanc, “se créer un corps propre passe donc d’abord par la lente élaboration d’un corpus littéraire : roman après roman, c’est dans sa dimension la plus matérielle que Chloé Delaume invente une langue et trouve sa voix”. Leblanc compare l’écriture de Delaume à celle de James Joyce, en concluant que Delaume “tente de retrouver l’essence du langage à travers sa destructuration même”.
Autre
Benoist, Annick. « Chloé Delaume, une “forumancière” pas très cathodique (PORTRAIT) ». Agence France-Presse. 22 septembre 2006.
Cet article, paru lorsque J’habite dans la télévision a été lancé, sert d’exposé sur la vie de Chloé Delaume; son enfance troublée, son “esprit rebelle”, et son parcours vers un être avec un cerveau qui se vend à Coca-Cola. Dans sa dernière parution, Delaume offre son corps à une expérience plutôt extrême : elle se consacre à des journées entières devant la télévision. Ceci, afin de mieux comprendre le fameux propos de Patrick Le Lay.
Burri, Julien. « Le cancer du divertissement ». 24 heures, 12 septembre 2006, pp.14.
Burri commente le style delaumien dans J’habite dans la télévision, soulignant non seulement le caractère inattendu de celui-ci, mais les vérités saisissantes qui existent derrière les motifs superficiels de la télévision. La révélation des conséquences corporelles de la télévision sur Delaume est également admirée.
« Ce qui se passe là-dedans (dans la télé) ». Lecture-Écriture, 2 août 2009.
Cette critique est brève et donne une courte explication du procès que Delaume a employé pour écrire J’habite dans la télévision et son objectif. Les découvertes de Delaume ne sont pas considérées révolutionnaires ou même nouvelles, mais elles sont néanmoins intéressantes. La blogueuse tire des comparaisons à Acide sulfurique d’Amélie Nothomb.
Constant, C.S. « J’habite dans la télévision, de Chloé Delaume ». Le Cornerpage. 13 janvier 2016.
Constant commence par expliquer sa première rencontre avec Chloé Delaume et ses écrits et ensuite fait un bref résumé du livre, puis une critique où elle décrit le livre comme un « choc », disant que l’œuvre l’« a profondément bouleversée. »
Ecalle, Philippe. « Pour Chloé, Balzac ou Rimbaud plutôt que la télé ». Ouest-France, 12 mai 2011.
Ecalle présente Chloé Delaume et son expérience immersive qui a servi de préparation pour J’habite dans la télévision. Il compare cette expérience à Super Size Me, le documentaire américain réalisé par un dénonceur de malbouffe qui en consomme aux trois repas. Après 18 mois avec la télé, Delaume confirme : “la télé rend fou!” Des élèves de 3e du collège des Gondoliers à La Roche-Sur-Yon, France, ont lu Delaume et ont intéragi avec l’autrice.
« J’habite dans la télévision de Chloe Delaume ». Culture et Confiture, 4 octobre 2006.
Cet article addresse la procédure utilisée par Delaume pour écrire son livre. L’autrice du blogue écrit avec un grand respect pour Delaume en tant qu’écrivaine et personne. Elle constate que le narratif se construit pour perdre le lecteur et qu’il permet au lecteur d’entreprendre des réflexions plus complexes que le style de narration trouvé dans l’écriture courante.
Maïsetti, Arnaud. « Fictions du réel ». 1er octobre 2006.
Se concentrant sur J’habite dans la télévision, Maïsetti examine le processus d’écriture de l’œuvre. Il se penche aussi sur le choix de mots et le style d’écriture que Delaume a utilisé pour construire le récit.