Les Mouflettes d’Atropos

Pour plus d’information sur cet ouvrage, cliquez ici.


Articles critiques

Cornelio, Dawn. « Le corps, c’est le corpus : La mise en morceaux dans Les Mouflettes d’Atropos de Chloé Delaume ».Conférence Women In French, Arizona State University, Tempe, Arizona. 24 février 2012.

—. « Une mise à jour du féminisme de Chloé Delaume : des Mouflettes d’Atropos à Mes bien chères soeurs ». French Cultural Studies, 27 octobre 2020.

Chloé Delaume est souvent décrite comme féministe, mais peu de chercheur.euse.s font l’analyse directe de cet aspect de son œuvre, du moins, jusqu’à la publication de Les Sorcières de la République (2016) et Mes bien chères sœurs (2019), deux textes – un roman et un manifeste – où le féminisme passe au premier plan. En juxtaposant ces deux ouvrages au tout premier, Les Mouflettes d’Atropos (2002 [2000]), cet essai examinera le féminisme – et son évolution – aux deux extrêmes chronologiques des écrits de Delaume. Il démontrera comment le féminisme chez Delaume progresse d’un point de vue qui se concentre sur une seule femme et sa vie à un point de vue qui favorise le féminisme « sororal », de masse, et des conseils précis de l’autrice pour progresser et changer la société.

Ledoux-Beaugrand, Evelyne. « Littéralisation et lignée féministe : l’héritage du SCUM Manifesto dans Les Mouflettes d’Atropos de Chloé Delaume ». Nottingham French Studies,  vol. 52 no. 3, 2013, pp. 337-349. 

Les Mouflettes d’Atropos est caractérisé en tant que « travail manifeste d’appropriation » par Ledoux-Beaugrand. Le premier récit de Delaume est marqué par une référence intertextuelle au « SCUM Manifesto » de la féministe américaine Valerie Solanas. La narratrice delaumienne prend au sens littéral l’invitation de Solanas de « tailler l’homme en pièces » en se lançant dans une « castration massive de la gente masculine ». Cet article aborde l’intertextualité en s’arrêtant sur la filiation féministe paradoxale déployée par la référence au « SCUM Manifesto » et pense le statut d’héritière du féminisme radical delaumien.

Sauzon, Virginie. « Le Rire comme enjeu féministe : une lecture de l’humour dans Les Mouflettes d’Atropos de Chloé Delaume et Baise-moi de Virginie Despentes ».  Recherches Féministes, vol. 25, no. 2, automne 2012, pp. 65-81.

Cet article analyse le « rire féministe » et l’humour employé chez Delaume et Despentes. Cet humour est employé comme une réponse littéraire contre les normes masculines et le système social patriarcal. Le ton de la narration est cynique et ironique, ce qui est nécessaire dans le combat contre la patriarchie. L’article analyse la vulgarité des personnages féminins comme une arme contre la domination masculine, comme une dénonciation de la structure sociale. L’article fait note du fait que ce ton de narration devient de plus en plus populaire dans des romans contemporains français.

Troin-Guis, Anysia. « Une narrativisation singulière du féminisme : lecture de quelques œuvres de Chloé Delaume ». Posture, vol. 15, printemps 2012, pp. 83-94. 

Troins-Guis examine la tradition féministe dans certaines œuvres de Delaume, en particulier Les Mouflettes d’Atropos. Elle veut étudier des différentes formes féministes dans le texte : « l’empowerment » et la performativité des genres. Troins-Guis croit que les œuvres de Delaume sont « ancrés dans une réflexion féministe » et quoique Delaume ne se revendique pas clairement qu’elle est féministe, elle transmet des questions et problèmes féministes actuels.